Review de Feral Rites sur Oculus

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Review de Feral Rites sur Oculus
16 Septembre, 2016

Insomniac Games est actuellement l'un des studios de développement VR les plus prolifiques, avec Feral Rites rejoindra Edge of Nowhere en tant que deuxième titre exclusif du studio sur Oculus Rift et un troisième, The Unspoken, qui est en cours. Alors que ce dernier titre est quelque chose qui ne pouvait sans doute être réalisé qu'en VR, Edge of Nowhere et Feral Rites sont des jeux vidéo plus traditionnels adaptés à ce nouveau medium.

Edge of Nowhere est une réalisation surprenante de jeu d'aventure en VR. Plus lent que les récents Tomb Raider ou que la franchise Uncharted, tout en apportant un nouveau niveau d'immersion dans le genre, Edge of Nowhere a prouvé que la VR peut ajouter beaucoup aux formules de jeux vidéo que nous connaissons déjà bien. Feral Rites visant à faire de même pour le genre beat- em-up en scrolling, en emmenant un seul joueur à travers une aventure en 3D qui évite les effets de modes actuels propre au genre comme dans Devil May Cry ou God of War, et s'en tient au basiques. C'est comme du gaming des années 90 transporté dans la technologie moderne : une expérience que vous n'avez probablement pas attendu impatiemment, mais susceptible de vous régaler. Tout comme les séries avant-gardistes de Street of Rage et Final Fight, le combat dans Feral Rites commence assez simplement : attaques légères et lourdes, laisser la vitesse au profit des dommages avec un système risque / récompense, des combos qui augmentent les dégâts tout en esquivant et sautant pour gagner l'avantage. Jusqu'à présent, rien de nouveau. Mais le jeu vidéo a été nommé « Feral Rites » pour une raison. C'est l'élément de transformation présent dans le système de combat, ainsi que de légères énigmes, qui lui octroie un argument clé de vente.

Tout au long de la campagne, les joueurs auront la capacité de se transformer en plusieurs bêtes, d'un tigre bipède bestial à un singe un peu moins intimidant, chacun avec leur propre et unique jeu de combat et capacités spéciales. La vraie compétence vient quand le joueur apprend comment accomplir des mid-combos, ce qui augmente de manière significative l'expérience acquise et de grandes chances de tuer son adversaire instantanément.

Malheureusement, cette expérience devient source de discorde. Le joueur peut améliorer son personnage en progressant dans le jeu vidéo, mais il est tellement structuré qu'il est essentiellement binaire. Il y a peu de différence entre les nouvelles capacités à débloquer et le choix du joueur est limité. Jouer l'ensemble de la campagne à deux reprises donnera des résultats très similaires. Ceci est aussi valable pour la partie exploration de Feral Rites. Il y a souvent plusieurs chemins à choisir, mais finalement, c'est un exercice inutile. Bien sûr, il y a les items cachés à trouver, mais à moins que vous ne soyez obsédé par l'exhaustivité, il y a peu de raisons de revenir en arrière et de s'aventurer à travers le territoire restant inexploré puisque tous les chemins mènent finalement à la même destination. La qualité visuelle de Feral Rites est sans doute son plus gros atout. Les personnages sont bien bâtis et colorés et les trames sont très détaillés. L'aspect VR de Feral Rites ressort le mieux quand l'action est à son comble, mais étant donné que le joueur suit un chemin quasi-linéaire, les rotations de la tête pour observer les décors sont négligées. Feral Rites joue sur le même terrain que Edge of Nowhere en ce qu'elle tente d'apporter quelque chose de nouveau au genre sans le redéfinir. Malheureusement, il ne va pas assez loin pour insuffler la vie dans le genre choisi. C'est un jeu vidéo qui, tout comme les beat-em-up en scrolling de la première partie du siècle, stagne dans une formule qui a désespérément besoin de rajeunir, ce qui laisse penser que Insomniac Games auraient peut-être dû suivre les leçons enseignées dans devil May Cry et God of War après tout.

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